Réseaux sociaux de l’ACSP
Mener le juste combat : Réduire la pauvreté au Canada
Il est nécessaire de remédier à la pauvreté et aux inégalités de revenus si l’on veut atteindre l’objectif d’améliorer l’état de santé de l’ensemble des Canadiens et Canadiennes. Le Dr David McKeown, médecin hygiéniste de Toronto, a donné les explications suivantes :
(Toronto Star, 19 avril 2008)
En 2008, Statistique Canada annonçait qu’un peu plus de 3 millions de Canadiens étaient en situation de faible revenu, ce qui représente 9,4 % de la population. Environ 606 000 âgés de 17 ans et moins vivaient dans des familles à faible revenu, dont approximativement 218 000 étaient élevés dans une famille monoparentale ayant un chef féminin.

Source : Steve Kerstetter, The Affordability Gap, Spending differences between Canada’s rich and poor, Canadian Centre for Policy Alternatives, 2009
Entre 1999 et 2007, les dépenses annuelles effectuées par les ménages les plus pauvres avaient augmenté de 1 283 $ ou 6,1 %, comparativement à 16 497 $ ou 13 % pour les ménages les plus riches. Pour le quintile le plus bas, la dépense moyenne engagée pour le ménage était de 73 $ par semaine en alimentation et de 490 $ par mois en location. Les ménages les plus pauvres se retrouvent souvent dans l’impossibilité d’acheter bon nombre d’objets que la plupart des Canadiens estiment faire partie de la vie de tous les jours.
Le Daily Bread Food Bank de Toronto a dressé la liste des 10 nécessités de la vie non accessibles aux pauvres :
- Économiser au moins 20 $ par mois
- 2Manger des fruits et légumes frais tous les jours
- Manger de la viande, du poisson ou des substituts végétariens tous les jours
- Dépenser un peu d’argent toutes les semaines pour soi-même
- Remplacer les meubles défraîchis
- Acheter des vêtements appropriés pour les entrevues
- Pouvoir se déplacer dans la collectivité soit en transport en commun ou, dans les plus petites localités, en voiture
- Pouvoir se payer au moins deux paires de souliers
- Pouvoir acheter des petits cadeaux aux membres de la famille, au moins une fois par année
- Manger au moins deux bons repas par jour pour les adultes.
En 1989, la Chambre des communes avait adopté, à l’unanimité de tous les partis, la résolution d’éliminer la pauvreté chez les enfants au Canada d’ici l’an 2000. La Campagne 2000, un mouvement national de sensibilisation du public, s’accompagna, à partir de 1991, de la diffusion de bulletins de rendement annuels visant à mesurer les progrès accomplis dans l’atteinte de cet engagement. Le bulletin de 2009 conclut que le Canada avait encore beaucoup de chemin à parcourir pour prévenir et diminuer la pauvreté et que l’écart entre les riches et les pauvres s’était creusé. À titre d’exemple, entre 1989 et 2008, le nombre d’enfants qui avaient recours aux banques d’alimentation était passé de 151 200 à 260 000.

Bien que des organismes tels que Campagne 2000 luttent pour la bonne cause, les progrès accomplis pour réduire la pauvreté restent néanmoins décevants.
Pour en savoir plus
- Campagne 2000
- Nexus Santé et Alliance pour la prévention des maladies chroniques de l’Ontario, Prêts pour l’action : Les déterminants sociaux de la santé: Social Determinants of Health, Toronto, 2008

